L’histoire du british shorthair a sa propre légende qui remonterait à l’histoire des Hébreux poursuivis par l’armée grecque. Le général grec Gasthelos, dans cette poursuite, aurait été choqué de voir son armée engloutie par la mer rouge. Avec ses chats et son épouse Scota, il se serait enfui au Portugal et y aurait fondé le royaume de Brigantium, où les chats se seraient multipliés.
Fergus 1er, l’un de ses descendants, emmena des chats de Scota sur ses navires quand il partit à la conquête d’une grande île du Nord, qu’il baptisa SCOTA LAND en souvenir de son aïeul. Plusieurs siècles plus tard, SCOTA LAND deviendra Scotland et les chats importés par Fergus 1er eurent tout le loisir de proliférer en liberté.
Il faudra ensuite attendre le XIX siècle pour que les chats anglais intéressent des éleveurs. C’est en 1871 que furent exposés les premiers chats de gouttière qui seront baptisés les British Shorthair, devenu l’homologue de l’Européen à poil court.
Les deux guerres mondiales vont malheureusement amener le déclin du British Shorthair. Et c’est au persan que les éleveurs feront appel pour sauver certaines lignées en voie de disparition. Grâce à ces croisements, qui ne sont plus autorisés aujourd’hui, le British shorthair a pu hériter d’une tête plus ronde, d’une ossature plus forte et d’une plus grande intensité de la couleur cuivre de ses yeux. Il s’est également diversifié en couleurs de robe, pouvant alors être longue ou courte. C’est ainsi que vont apparaître les premiers British Longhair, qui ne seront reconnus que bien plus tard comme constituant une race à part entière.
Les premiers British Shorthair surtout bleu, rappelaient les chartreux avec lesquels ils seront d’ailleurs croisés jusqu’à l’interdiction de cette pratique en 1977. C’est en effet cette année là que les deux races qui n’en faisaient plus qu’une, furent à nouveau séparées et bien différenciée.